Accouchement

Retour sur mon accouchement

Je fais ou plutôt je faisais partie de ces femmes qui ont espéré accoucher plus tôt.

Lorsque je suis enceinte je suis malade constamment, c’est une épreuve qui me donne envie que ça se termine le plus rapidement possible. Je me suis même permise de penser et de dire « ce n’est pas grave si bébé arrive plus tôt ! ». Honte à moi !

Un jour, alors que j’entame ma 33eme semaine, mon frère s’invite chez moi pour la nuit. J’accepte bien que je ne sois pas folle de joie à cette idée, la soirée se passe, le lendemain en bonne maîtresse de maison je me lève aux aurores pour aller chercher du pain et des croissants et j’en profite pour promener le chien. Si seulement je n’étais pas sortie ce matin-là, pourquoi avoir accepté une visite qui me déplaisais ? Ce matin-là, je me suis faite agressée par un chien et je me suis retrouvée à terre sans personne pour me relever. À priori, tout va bien, je continue à vivre normalement jusqu’à la nuit suivante où j’ai perdu les eaux. En tombant, mon placenta s’est fissuré et j’ai perdu une partie du liquide amniotique sans déclenchement de travail. Le corps médical a donc décidé de se servir de moi en tant que couveuse vivante. L’attente commence à cet instant !

L’angoisse de « C’est pour quand? »

C’est pour quand ? Combien de temps vais-je tenir ? Autant de questions auxquelles je n’ai pas eu de réponse. Ça peut durer un jour comme des semaines mais on me fait clairement comprendre que le plus tard c’est le mieux.

Les examens s’enchaînent et on me met une « colocataire » qui ne parle pas un mot de français et qui hurle constamment à cause de sa césarienne. Au stress s’ajoute la fatigue et le manque d’intimité devient pesant (puisque je n’ai pas le droit de sortir du lit).

Après 3 jours j’ai enfin une chambre simple et je suis toujours sans réponse à mes questions. Les gens qui me connaissent ne me posent pas non plus la question, ils ont juste tous le même regard. Je hais ce regard plein de compassion, je préfère encore attendre seule plutôt que de voir leur foutu regard.

Un soir, plus exactement le deuxième jour de la 34eme semaine, je regarde tranquillement le final de desperate housewives quand je me permet d’appeler l’infirmière pour lui dire que j’ai un peu mal au ventre. Celle-ci décide d’appeler une sage femme pour me faire un monitoring et l’accompagne d’un merveilleux « encore une qui s’inquiète pour rien et qui va revenir dans 30 minutes! ».

Je m’inquiète car je passe devant les salles de travail, on m’installe a côté d’une femme sur le point d’accoucher et qui s’en va au bout de 10 minutes. Le temps me paraît long, très long, est-ce pour maintenant ? Il n’y a personne, s’ils s’occupent de l’autre femme, c’est que de mon côté tout va bien. Mais, mais que fait mon mari ici ? Pourquoi on me met dans une salle de travail ? Non, je ne suis pas prête je n’ai pas senti de contraction. C’est trop tôt, ça ne peut pas être pour maintenant, impossible !

L’accouchement fut difficile les premières semaines de ma fille aussi mais ça c’est une autre histoire.

Ma 2eme grossesse

Si je vous dis que ma deuxième grossesse s’est faite dans l’angoisse de « c’est pour quand ? », vous me croyez ?

Une angoisse perpétuelle de la date de terme s’est ajoutée aux problèmes de santé. Le temps m’a paru long, très long jusqu’à la 34eme semaine car je voulais absolument « faire mieux » que la dernière fois.

Je cumule les problèmes, alitée pendant 4 semaines à cause d’une déchirure au mollet gauche et une entorse à la cheville droite faite pendant la 30eme semaine (qui m’a value un voyage avec les pompiers à l’hôpital et une grosse panique).

La 33eme semaine me paraît idéale pour faire un contrôle suite à une possible infection urinaire mais les examens révéleront bien plus…un utérus contractile et une insensibilité aux contractions. J’ai donc à 33semaines 14 contractions par heure sans m’en rendre compte !

L’angoisse de « c’est pour quand? » est bien plus forte qu’auparavant et aura durée 3 semaines ! Certains parmi vous se souviennent sûrement de cette époque mais la fin est bien moins dure que la première naissance.

Une chose est sûre dans mon cas, il y a très peu de chance qu’un jour je fasse un dépassement de terme mais est ce que je pourrai dépasser le stade des 37 semaines ? Aurais-je un jours des enfants non prématurés ?

Dans mon cas le « c’est pour quand ? » est toujours une question inquiétante…

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